Une médaille de bronze aux Open de France !

Une médaille de bronze aux Open de France !

A saison particulière, réformes particulières : cette année les championnats de France élites se sont tenus tôt dans la saison, afin de permettre aux athlètes français d’effectuer les minima olympiques, dont la date limite de réalisation était fixée au 29 juin. Ces championnats de France élites étant réservés à un petit nombre d’athlètes, la FFA a choisi d’organiser ce week-end à Bondoufle, les Open de France : une nouvelle compétition nationale qui vient remplacer les anciens championnats de France nationaux. Cette compétition était ouverte aux 24, 32 ou 40 premiers (selon les épreuves) des bilans nationaux, quelle que soit la catégorie d’âge. En fait, seuls les athlètes sélectionnés pour les JO n’étaient pas conviés.


La bonne surprise de ce week-end est venue d’une athlète qui s’était classée 12ème des élites sur 10 000m marche, en la personne d’Anne-Catherine Quénéhervé (G2A) qui, cette fois-ci, s’est encore mieux illustrée en arrachant une très médaille d’argent en 53’02’’85 (performance N3). Partie plus prudemment que les trois premières, la marcheuse du G2A a fait parler son expérience pour s’emparer de la troisième place à 2km de la ligne.


Derrière, Julie Faure (G2A) a été une des seules athlètes à passer le cap des qualifications, au triple saut. A peine remise de sa médaille d’argent acquise aux championnats de France cadet, Julie a remis le bleu de chauffe en atterrissant à 11m78 (+0,8 de vent) en qualification et 11m43 (+2,4 de vent) en finale. Elle termine 9ème, après avoir sauté à 5m53 (+2,8 de vent) en longueur, la veille.


Même constat pour Capucine Boisseaud (G2A) qui a franchi 3m50 en qualification, puis 3m65 en finale. Elle termine à une belle 5ème place.


Nicolas Grimault (G2A) n’est pas parvenu à se hisser en finale du 100m après avoir été chronométré en 11’’09 (+0,3 de vent) sur 100m. Yoan Marthiens (Cognac AC) non plus sur 200m, mais il réalise tout de même un chrono de 22’’17 (-0,5 de vent) sur le demi tour de piste.  Pas si loin de son record 21’’89 (+0,9 de vent) établi cette saison en alliant études, travail, entrainement, et restrictions à cause du covid. « Malgré cela, Yoan a toujours fait preuve d'une grande motivation, s'entraînant seul par tous les temps et souvent sur route ou  chemin. Il est parvenu à se qualifier pour la première fois de sa carrière aux championnats de France. C'est une très belle récompense pour tous ses efforts. Et l'accès à ces Open de France lui a permis de mesurer les progrès qu'il lui reste à faire pour atteindre le haut niveau. Il en a pleinement pris conscience, et cela l’a motivé encore davantage pour les années à venir. Si les performances de pointes n'ont pas été au rendez-vous vous, ce sont des expériences riches en enseignement » analysait son entraineur, Henri Laval, après ces Open de France qui sonnaient le clap de fin de saison pour beaucoup d’athlètes.


Les résultats détaillés


Bastien Lacoste